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L’ostréiculture



L’ostréiculture à l’origine

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Elisa Bacciochi

Métier conchylicole spécialisé dans la culture de l’huître, l’ostréiculture, est née à la fin du XIXe siècle. L’huître, présente en bancs naturels dans tout le pourtour de la baie de Quiberon, a fait l’objet d’un programme de restauration et d’extension sous l’instigation de Napoléon III et la volonté de sa cousine, La princesse Elisa Bacciochi, qui, depuis son domaine de Colpo près de Vannes, sera la cheville ouvrière du développement de l’ostréiculture en Bretagne sud et notamment dans le golfe du Morbihan.

Elisa Bacciochi, née en 1806, en Italie, accomplit en 1857 un voyage en Bretagne. Arrivée à Colpo, elle est sans doute touchée par le dénuement des villageois, Lors de son retour à Paris, elle informe son cousin l’empereur de son intention de s’établir à Colpo afin d’y fonder un grand domaine agricole moderne.

Elisa Bacciochi, qui n’est pas femme à suivre les conventions de l’époque, représente aux yeux de la cour impériale une personnalité plutôt encombrante aussi son exil en Bretagne est volontiers accepté.

Ainsi, avec le soutien de l’empereur mais aussi grâce à son dynamisme et sa grande modernité, elle crée les premiers comices agricoles, défriche les landes, développe de nouvelles techniques. Ainsi, les premiers parcs à huîtres voient le jour en rivière d’Auray. Les premières concessions sont attestées en 1858 dans la rivière de Pénerf et en 1863 dans le golfe du Morbihan. Il s’agissait alors de l’huître plate connue sous le nom d’huître de Belon puisque les ostréiculteurs de Belon ont été les premiers à la commercialiser.

En 1869, celle que l’on surnommait « La bonne dame de Colpo » s’éteint dans son château de Korn-er-Houët, plus de 15000 personnes assisteront à ses obsèques. La carrière de l’huître en Bretagne Sud est lancée

Dans les années 1920, l’huître plate de Bretagne se devait d’être sur les tables des grands restaurants. Les huîtres furent alors acheminées vers les grandes métropoles et notamment Paris par le chemin de fer. L’ostréiculture devint à partir de cette époque une activité à part entière…
Dans les années 1970, une épizootie, qui provoque la quasi-disparition de l’huître plate, amène les ostréiculteurs bretons à élever des huîtres creuses provenant d’abord du Portugal (la «Portugaise») puis du Japon (la «Gigas»).
Aujourd’hui, l’huître plate, à nouveau en voie de disparition, fait l’objet de toutes les attentions pour sa survie et d’un combat perpétuel pour le maintien de l’écosystème nécessaire à son développement.

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Une culture, un coquillage

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L’ostréiculture est une des activités essentielles du golfe du Morbihan, avec chaque année, plus de 10 000 tonnes d’huîtres produites.

Capté au moment de la ponte sur des collecteurs de diverses natures, le nessain (la larve) est ensuite élevé sur des parcs et doit faire l’objet d’une attention régulière afin de le protéger de ses prédateurs jusqu’à maturité.

L’huître est essentiellement de deux types : la creuse et la plate. Cette dernière d’un goût et d’une finesse incomparable est originaire de la région.

Les marées, la météo et ses caprices sont les deux composantes essentielles qui définissent l’emploi du temps d’un ostréiculteur. Chaque jour, la tâche a accomplir est déterminée selon le rythme des marées ; aux mortes eaux : le travail à l’intérieur de l’établissement, aux vives eaux : le travail sur les parcs.

C’EST DANS CETTE VOLONTÉ DE PROTECTION D’UN ÉCOSYSTÈME, DE PARTAGER NOTRE PASSION, QUE NOUS NOUS OUVRONS AUJOURD’HUI AU PUBLIC, AFIN DE LUI FAIRE DÉCOUVRIR NOS SAVOIR-FAIRE. C’EST AUSSI L’OCCASION DE LE SENSIBILISER À CET ENVIRONNEMENT PAR DES VISITES IN SITU À BORD DU “RYTHME DES MARÉES”.


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